La philosophie de A à Z

Introduction

L’utilitarisme étant une théorie morale, il propose un critère de l’action bonne : une action est bonne si, et seulement si, elle maximise le bien-être. Autrement dit, une action est bonne si elle produit au moins autant de bien-être que chacune des actions alternatives ; dans le cas contraire, elle est mauvaise.

Parce qu’il est une théorie impartiale, l’utilitarisme tient compte également du bien-être de tous. En cela, il diffère de l’égoïsme moral, qui affirme que l’action bonne est celle qui maximise le bien-être de son auteur. Selon l’utilitarisme, il arrive que l’action bonne maximise le bien-être de l’agent, mais ce n’est pas toujours le cas. En revanche, elle maximise nécessairement le bien-être général, c’est-à-dire la somme des bien-êtres respectifs de tous les individus.

L’utilitarisme s’oppose principalement au déontologisme, qui soutient qu’une action est bonne pourvu qu’elle satisfasse un ensemble de principes dont certains au moins sont indépendants de considérations attenantes au bien-être. Selon le déontologisme, certains actes sont immoraux quelles que soient leurs conséquences sur le bien-être général. Un mensonge est un mensonge et un vol est un vol ; inutile d’en savoir plus pour les condamner.

La présente entrée a la structure suivante. Dans un premier temps, elle opère quelques distinctions (§2). Elle présente ensuite les raisons qui plaident en faveur de l’utilitarisme (§3), puis celles qui s’y opposent (§4). Enfin, elle discute brièvement deux implications qu’a l’utilitarisme en éthique appliquée (§5).

1. Quelques distinctions

Quiconque s’intéresse à l’utilitarisme se doit de maitriser les trois distinctions qui suivent.

a. Critère de l’action bonne vs procédure de décision

L’utilitarisme nous fournit un critère du bien ; il énonce la condition qu’une action doit remplir pour être bonne : maximiser le bien-être. On aurait toutefois tort d’en faire sa procédure de décision, c’est-à-dire un guide pour l’action. Étant données les limites de notre cognition, nous sommes rarement capables de prédire avec précision l’impact de nos actions sur le bien-être général. Par conséquent, si nous agissions constamment sur la base du principe utilitariste, les répercussions en termes de bien-être seraient désastreuses, soit que nous soyons réduits à l’inaction, soit que nous finissions malgré nous par faire plus de mal que de bien. L’utilitarisme implique donc qu’il serait immoral de faire de son principe notre procédure de décision.

Le principe utilitariste permet néanmoins de sélectionner une telle procédure : celle dont l’adoption maximiserait le bien-être général. En clair, nous devrions agir conformément à un ensemble de règles, suffisamment simples et concrètes pour que nous soyons en mesure de les appliquer dans notre vie quotidienne, et dont l’adoption générale maximiserait le bien-être. Si tout le monde adoptait les règles « ne mens pas », « ne vole pas » et « ne tue pas », par exemple, le bien-être général s’en verrait grandi. Par conséquent, nous devrions adopter ces règles.

b. Utilitarismes de l’acte vs de la règle

La thèse qu’une action est bonne si, et seulement si, elle maximise le bien-être est parfois appelée « utilitarisme de l’acte ». On l’oppose alors à l’utilitarisme de la règle, qui affirme pour sa part qu’une action est bonne si, et seulement si, elle satisfait l’ensemble de règles dont l’adoption générale maximiserait le bien-être total.

Incidemment, les règles en question sont identiques à celles dont l’utilitarisme de l’acte nous recommande de faire notre procédure de décision : « ne mens pas », « ne vole pas », « ne tue pas », etc. L’utilitarisme de la règle se distingue néanmoins de l’utilitarisme de l’acte en ce que le respect de ces règles est d’après lui le critère de l’action bonne, et non seulement un guide pour la décision et pour l’action.

À l’instar du déontologisme, l’utilitarisme de la règle prétend donc qu’une action est bonne à condition qu’elle satisfasse un ensemble de principes relativement simples. On pourrait donc tenir ces deux théories pour équivalentes. Mais on aurait tort, car parmi les principes auxquels souscrivent les déontologistes, certains sont indépendants des conséquences que pourrait avoir leur adoption sur le bien-être général.

c. Utilitarismes hédoniste vs des préférences

L’utilitarisme évalue les actions à la lumière des conséquences qu’elles ont sur le bien-être, ce qui suggère la question suivante : « Qu’est-ce que le bien-être ? »

Formellement, le bien-être d’un individu n’est autre que ce qui est intrinsèquement bon pour lui, dans son intérêt quelles que soient les circonstances. Ceci étant posé, il existe plusieurs théories du bien-être, plusieurs théories de ce qui est intrinsèquement bon pour un individu.

Deux de ces théories ont les faveurs des utilitaristes. D’après l’hédonisme, la seule chose qui soit intrinsèquement bonne pour un individu est son plaisir et la seule chose qui soit intrinsèquement mauvaise pour un individu est sa souffrance – les expressions « plaisir » et « souffrance » désignant tant les expériences psychologiques que les sensations corporelles. Le préférentialisme soutient quant à lui que le bien-être d’un individu consiste en la satisfaction de ses préférences.

La plupart du temps, nous avons du plaisir lorsque nos préférences sont satisfaites et nous souffrons de leur frustration, si bien qu’hédonistes et préférentialistes n’ont pas de mal à s’entendre. Il arrive toutefois que nos préférences soient satisfaites ou frustrées sans que nous le sachions. Supposez que votre conjoint(e) vous trompe à votre insu. Votre bien-être en est-il affecté ? Ici, les préférentialistes répondent par l’affirmative, puisque vous préféreriez que votre conjoint vous soit fidèle. À l’inverse, les hédonistes nient que son infidélité soit mauvaise pour vous, puisque vous n’en souffrez pas.

Faute d’inspiration, on appelle « utilitaristes hédonistes » les utilitaristes qui acceptent la théorie hédoniste du bien-être et « utilitaristes des préférences » ceux qui souscrivent au préférentialisme.

2. Pour l’utilitarisme

L’utilitarisme dispose d’un certain nombre de qualités, dont voici une liste non exhaustive.

a. Sa clarté

Le slogan utilitariste – « L’action bonne est celle qui maximise le bien-être » – est on ne peut plus clair : il ne contient ni termes obscurs ni formules alambiquées.

À cet égard, d’autres approches font pâle figure. C’est notoirement le cas de la thèse kantienne selon laquelle une action est bonne seulement si elle respecte la « dignité humaine », la signification de cette expression n’allant franchement pas de soi. En témoignent d’ailleurs les difficultés auxquelles se heurtent les amis de Kant lorsqu’ils s’attaquent à des questions pratiques : l’euthanasie est-elle contraire à la dignité humaine ou constitue-t-elle au contraire la meilleure manière de la respecter ? Mystère et boule de gomme.

b. Sa complétude

L’utilitarisme offre une réponse à toutes les questions morales que nous sommes susceptibles de nous poser. L’usage des OGM, le piratage informatique et la gestation pour autrui, par exemple, ont des effets sur le bien-être général. Selon les effets en question, l’utilitarisme sera donc soit favorable soit défavorable à ces pratiques.

Certaines théories déontologistes souffrent la comparaison. La thèse selon laquelle une action est bonne à condition qu’elle satisfasse les dix commandements, pour prendre un exemple caricatural, semble inapte à aborder certains problèmes. En effet, l’ancien testament demeure assez silencieux quant à la moralité de l’usage des OGM, du piratage informatique et de la gestation pour autrui.

c. Son élégance

L’utilitarisme est également réputé pour son élégance. Non pas qu’il porte de coûteux mocassins ou des cravates en daim, mais en ce qu’il se contente d’un seul principe : l’action bonne est celle qui maximise le bien-être.

Les théories auxquelles il s’oppose sont pour la plupart plus complexes. Ainsi, le déontologisme affirme qu’une action est bonne à condition qu’elle satisfasse un certain ensemble de principes, tels que « ne mens pas », « ne vole pas » et « ne tue pas. » S’il était une personne, il assortirait chaussettes et sandales, ou crocs. Le déontologisme n’est pas très élégant.

d. Sa capacité à comparer les actions

Parce que l’utilitarisme évalue les actions à la seule lumière du bien-être qui en résulte, il peut en principe comparer les valeurs respectives de deux actions. Il lui suffit pour cela de mettre en balance le bien-être qui s’ensuit.

La situation est différente pour les théories, plus complexes, qui tiennent également compte d’autres facteurs. Ainsi, certaines approches s’intéressent non seulement au bien-être qui résulte des actions mais aussi aux motifs qui les sous-tendent. Comment comparent-elles une action au motif louable mais aux conséquences malheureuses et une autre, dont l’impact sur le bien-être est positif mais le motif douteux ? L’utilitarisme ne rencontre pas ce problème de commensurabilité.

e. Son caractère intuitif

Intuitivement, les considérations relevant du bien-être constituent un bon point de départ pour juger de la moralité des actions. Quand nous émettons un jugement moral à propos d’une action ou d’un type d’action, nous sommes en principe disposés à le justifier en faisant appel aux conséquences qu’a cette action ou ce type d’action sur le bien-être général. Ainsi, dans les débats auxquels donne lieu l’adoption par des couples homosexuels, tout le monde semble s’accorder sur le fait que sa moralité dépend crucialement de l’impact qu’elle aurait sur la psychologie des enfants. De même, tant les partisans des OGM que leurs opposants semblent considérer que la moralité de leur usage dépend dans une large mesure de ses conséquences sur la santé des consommateurs et, partant, sur leur bien-être.

Certains utilitaristes considèrent par conséquent que les théories qui tiennent compte d’autres facteurs également portent le fardeau de la preuve : il leur revient de démontrer que ces facteurs sont eux aussi pertinents (Singer, 1997)

3. Contre l’utilitarisme

En dépit de ces qualités, l’utilitarisme a été la cible d’un certain nombre d’objections dont voici quelques exemples.

a. Le respect des personnes

L’utilitarisme considère que la valeur d’une action est déterminée par la somme de bien-être qui en résulte. Certains lui reprochent alors de ne pas s’intéresser suffisamment au bien-être des individus. À les écouter, l’utilitarisme ne se soucie que du bien-être d’un tout dont il ne conçoit les individus que comme des parties. Mais cette objection manque sa cible. Si l’utilitarisme s’intéresse au bien-être total, c’est précisément parce qu’il prétend qu’il est constitué du bien-être des individus. Fondamentalement, c’est ce dernier qui lui importe.

Il existe cependant une version moins maladroite de cette objection. L’utilitarisme ne tiendrait pas suffisamment compte de la distinction entre les personnes. Pour preuve, il évalue les actions du point de vue moral exactement comme il convient, pour un sujet, de les évaluer du point de vue prudentiel. L’action qui nuit légèrement à Gédéon mais bénéficie grandement à Suzette est d’après lui meilleure que celle qui ne nuit ni ne bénéficie à personne, tout comme l’action qui nuit légèrement à Gédéon et lui bénéficie grandement est meilleure pour lui que celle dont il ne tire ni joie ni peine. Or, il n’est pas clair que les deux situations soient équivalentes.

Certains utilitaristes nient que la distinction entre les personnes soit métaphysiquement significative. D’autres ne vont pas si loin, mais considèrent qu’elle n’est pas moralement pertinente pour autant : au fond, toutes les théories satisfaisantes impliquent qu’il est parfois préférable de sacrifier le bien d’un individu pour celui d’un autre.

b. Une théorie immorale

Considérez le scénario suivant :

Un chirurgien a six patients, dont deux ont besoin d’un nouveau poumon, deux autres d’un nouveau rein et le cinquième d’un nouveau cœur. Le sixième patient est en parfaite santé. Le chirurgien prélève ses poumons, ses reins et son cœur et les transplante sur les autres patients. (Thomson 1976)

Si l’utilitarisme est vrai, le chirurgien a bien agi. Il a certes tué l’un de ses patients, mais ce faisant il a sauvé la vie de cinq personnes. En somme, il a maximisé le bien-être. Cette implication de l’utilitarisme est franchement contre-intuitive. À la lecture de ce scénario, la plupart d’entre nous jugent spontanément que le chirurgien a mal agi.

Face à cette objection, trois stratégies s’offrent aux utilitaristes. La première consiste à nier que l’utilitarisme ait de telles implications. Les utilitaristes de la règle sont particulièrement bien placés pour y recourir, puisque l’adoption générale du principe selon lequel un chirurgien peut sacrifier un patient sain pour distribuer ses organes aurait vraisemblablement de funestes conséquences, sur la fréquentation des hôpitaux et, à terme, sur la santé publique. La deuxième stratégie suppose de nier que ces implications soient problématiques en suggérant que nos intuitions en la matière ne sont pas fiables. Enfin, les partisans de la troisième stratégie insistent sur le fait que les implications des autres théories ne sont pas plus satisfaisantes. Toutes les théories ayant des implications contre-intuitives, il n’est pas clair que l’utilitarisme s’en tire si mal au jeu des intuitions.

c. Une théorie inégalitaire

L’utilitarisme a en principe des implications égalitaires en matière de distribution des richesses (et des autres biens ordinaires). La raison est simple : l’argent a ce que les économistes appellent une « utilité marginale décroissante ». En clair, plus vous êtes riche moins une quantité donnée d’argent contribuera à votre bien-être. Et inversement, plus vous êtes pauvre, plus elle y contribuera. Cette « loi » s’applique non seulement au niveau intra-personnel, mais également à l’échelle interpersonnelle : mille euros feront plus facilement le bonheur d’un doctorant que celui d’un millionnaire. S’il faut donner mille euros à un doctorant ou à un multimillionnaire, l’utilitariste penchera donc pour la première option.

L’utilitarisme est en revanche moins égalitaire lorsqu’il s’agit de distribuer du bien-être, car tout ce qui compte selon lui est la quantité totale de bien-être. La meilleure action est toujours celle qui produit le plus de bien-être, quelle que soit la manière dont ce dernier est distribué. Si deux actions produisent la même quantité de bien-être, elles ont donc la même valeur morale, même si la première a des conséquences très égalitaires (tout le monde est moyennement heureux) tandis que la seconde a des conséquences très inégalitaires (certains sont très heureux et d’autres très malheureux).

Ce résultat est assez contre-intuitif, mais une fois encore tout dépend en définitive de la fiabilité de nos intuitions et de la capacité des autres théories à les accommoder.

4. Implications pratiques

Depuis son origine, l’utilitarisme a toujours été impliqué dans les réformes sociales et politiques. Il vaut donc la peine de mentionner ses implications pratiques. En voici deux, qui sont assez révolutionnaires.

a. L’aide au tiers-monde

Si nous avons constaté qu’il avait des implications inégalitaires, l’utilitarisme sait se montrer exigeant vis-à-vis des mieux lotis. En vertu de l’utilité marginale décroissante de l’argent, et des inégalités importantes qui séparent les citoyens de pays riches que nous sommes des habitants les plus pauvres de la planète, l’utilitarisme requiert que nous consacrions une part importante de notre revenu à l’aide humanitaire.

Considérez le scénario suivant :

En traversant le petit pont qui se trouve sur le chemin de son travail, Gaspard entend les cris d’un enfant qui se noie. Bon nageur, il pourrait facilement sauver l’enfant, mais il ruinerait alors sa belle cravate en daim et manquerait son premier rendez-vous. Gaspard passe son chemin et l’enfant meurt.

Tout le monde ou presque s’accorde à dire que Gaspard a mal agi. Sauver la vie de l’enfant impliquait certes un sacrifice de sa part, mais sa cravate et son rendez-vous n’étaient que peu de chose en comparaison de la vie de l’enfant.

D’après l’utilitarisme, ceux d’entre nous qui ne contribuent pas à l’aide au tiers-monde ne se comportent pas mieux que Gaspard. Alors qu’ils pourraient sauver des vies en sacrifiant une petite part de leur confort matériel, ils n’en font rien, et des enfants meurent (Singer, 1997 ; Unger, 1996).

b. L’exploitation des animaux

Parce que les animaux sont capables de ressentir le plaisir et la douleur, la joie, la peine et toute une gamme d’émotions, ils ont des intérêts, un bien-être qui doit être pris en considération dans le calcul utilitariste, au même titre que celui des humains.

Chaque année, soixante-cinq milliards d’animaux terrestres meurent parce que nous n’aimons pas le tofu. L’immense majorité d’entre eux sont élevés dans des conditions d’enfermement incompatibles avec leur bien-être, séparés de leurs proches sans le moindre ménagement et finalement tués dans des abattoirs sordides.

Les poissons aussi sont des êtres sensibles. Quand leurs yeux et leurs organes internes sont expulsés de leur corps sous l’effet de la pression, parce qu’ils sont ramenés du fin fond de l’océan à sa surface en un temps record, ils n’aiment pas bien ça. Ils sont plusieurs milliers de milliards à mourir chaque année dans ces conditions. Pourquoi ? Parce que nous n’aimons pas le tofu, ni plus ni moins.

Plus généralement, l’exploitation des animaux repose sur l’idée que même leurs intérêts fondamentaux importent moins que nos préférences les plus futiles. Cette idée est en contradiction avec le principe utilitariste, qui prescrit la maximisation du bien-être total. Certains utilitaristes ont donc soutenu que nous devrions cesser d’exploiter les animaux (Bentham, 2011 ; Singer, 1997).

Conclusion

Loin de la caricature dont il est parfois victime en France, l’utilitarisme demeure l’une des théories morales les plus discutées par les philosophes. Très séduisant sous certains aspects, il rencontre évidemment des difficultés. Tout dépend en définitive des qualités dont font montre les autres approches. Or, bien que l’éthique normative soit un domaine extrêmement fécond, aucune théorie ne s’est jusqu’ici clairement détachée du lot.

Bibliographie

Bentham, J. (2011). Introduction aux principes de la morale et de la législation. Paris : Vrin.

Le père fondateur de l’utilitarisme expose dans ce livre la version classique de la théorie : les actes doivent être évalués à l’aune de leurs conséquences sur le bien-être, conçu en termes de plaisir et d’absence de souffrance.

Mill, J. S. (2012). L’Utilitarisme. Paris : Presses Universitaires de France.

L’utilitarisme est l’ouvrage qui a popularisé la thèse utilitariste. Le principal disciple de Bentham y rejette l’hédonisme strict de son maître : s’il est vrai que seul le plaisir est désirable, celui-ci possède une dimension qualitative, qui ne saurait être réduite à des considérations de quantité.

Singer, P. (1997). Questions d’éthique pratique. Bayard Jeunesse.

Dans cet ouvrage important, Peter Singer examine et défend les implications de l’utilitarisme concernant notamment nos obligations à l’égard des animaux, l’avortement, l’euthanasie, l’aide au tiers monde et l’environnement.

Smart, J. J. C. & Williams, B. (1997). Utilitarisme : Le pour et le contre. Genève : Labor et Fides.

L’utilitariste John Smart et l’anti-utilitariste Bernard Williams débattent ici des qualités et des défauts de la doctrine. Plus spécifiquement, Smart défend une forme d’utilitarisme de l’acte, tandis que Williams prétend que l’utilitarisme est incapable de respecter l’intégrité des personnes.

Thomson, J. J. (1976). Killing, letting die, and the trolley problem. The Monist, 59, 204-217.

Unger, P. (1996). Living high and letting die : Our illusion of innocence. New York : Oxford University Press.

François Jaquet
francois.jaquet@unige.ch
Université de Genève