La philosophie de A à Z

1. Introduction

Lorsqu’on affirme, en assistant à un cours ennuyeux, que le temps semble s’être arrêté ou, lors d’une soirée endiablée avec des amis, que l’on n’a pas vu le temps passer, qu’affirme-t-on exactement ? On pose par là une connexion entre nos activités et notre perception du temps. Mais ce temps perçu désigne en fait notre expérience du temps, une expérience qu’il faut distinguer de l’objet même de cette expérience, le temps affiché sur nos montres, nos smartphones et nos ordinateurs. Cependant, par-delà ces différences de perception, il semble que le temps soit quelque chose d’objectif. En effet, le temps semble s’écouler uniformément à la surface de la Terre, rendant par exemple possible de synchroniser nos rendez-vous et de coordonner nos différentes activités. Comment comprendre la nature de cette chose si fondamentale dans la vie de tous les jours et, pourtant, si difficile à appréhender ? Pour répondre à cette question, nous allons examiner deux caractéristiques de notre concept de temps (section 2.) et montrer qu’en accentuant l’une ou l’autre d’entre elles, on aboutit à deux grandes conceptions opposées de la nature du temps, l’une reconnaissant que le temps s’écoule, l’autre rejetant au contraire cette idée (section 3.). Nous examinerons ensuite quelques questions dans le cadre de ces deux grandes conceptions : comment les objets et les personnes traversent-ils le temps (section 4.) ? Quelles raisons avons-nous de privilégier l’une ou l’autre des deux conceptions (section 5.) ? Finalement, peut-on voyager dans le temps (section 6.) ?


2. Deux aspects du temps

Le temps poursuit inlassablement sa course tel un train engagé sur des rails sans fin, le présent n’étant alors que le nom du wagon dans lequel nous sommes prisonniers. Une suspicion, partagée par de nombreux philosophes, est cependant que ce temps mouvant n’est qu’un conte pour adulte. Cette suspicion émane en grande partie d’une difficulté exhibée au début du XXème siècle par le philosophe britannique John M. E. McTaggart dans notre conception ordinaire du temps. Plus précisément, McTaggart est connu pour avoir proposé en 1908 un argument à l’encontre de la réalité du temps. Cependant, cet argument n’a guère convaincu et l’héritage du philosophe a moins à voir avec son argument qu’avec la manière dont celui-ci analyse le concept de temps, en montrant que ce dernier est tissé de deux propriétés radicalement différentes, deux aspects qui conduisent à deux manières distinctes de concevoir le temps.

Une première manière de concevoir le temps est chronologique : elle s’attache à l’ordre qui existe entre les événements, c’est-à-dire à l’aspect relationnel du temps. Pensons par exemple à l’Histoire et aux frises chronologiques qui nous permettent d’appréhender une succession d’événements d’un même regard : les événements prennent place les uns après les autres. Le Moyen Âge a eu lieu avant l’époque contemporaine. Vos 30 ans prennent place après vos 15 ans. Ce matin vous avez pris votre douche en même temps que vous songiez à la matinée qui vous attendait. On pourrait ainsi multiplier à l’infini les exemples de relations d’antériorité, de relations de simultanéité et de relations de postériorité, qui tissent le premier aspect du temps. Ces relations sont souvent appréhendées comme étant immuables, car les relations ne changent pas. La seconde manière de concevoir le temps se fait à l’aide d’une différenciation entre trois parties de la réalité : le passé, le présent et le futur. L’événement de votre naissance se situe dans le passé, quand celui de votre mort se situe dans le futur. Votre lecture de ce texte se produit dans le présent. Dans la mesure où ces trois « zones temporelles » sont en constant changement, cette distinction fonde l’aspect proprement transitoire, dynamique du temps.

En première approche, en combinant les deux aspects, le temps est donc une séparation entre un passé, un présent et un futur, une séparation qui glisse le long de la dimension temporelle faite des relations d’antériorité, de simultanéité et de postériorité entre les événements. Sans entrer dans les détails, la combinaison des deux aspects mène à plusieurs difficultés. Par exemple, si le présent transite dans la dimension temporelle, à quelle vitesse transite-t-il ? Et la mesure d’un tel déplacement ne requerrait-elle pas de postuler un super-temps pour mesurer la transition du présent dans la dimension temporelle ? Deux grands modèles permettent de neutraliser cette tension en accentuant l’un des deux aspects au profit de l’autre : la théorie du devenir et la théorie de l’univers-bloc.


3. La théorie du devenir et la théorie de l’univers-bloc

La théorie du devenir privilégie l’aspect transitoire à l’aspect relationnel du temps, en affirmant que le temps ne s’écoule pas dans une dimension dont chaque partie existe. Cette conception revient à accepter la thèse du présentisme : tout ce qui existe est présent. Le passé et le futur, au contraire, n’existent pas. Imaginons qu’aujourd’hui soit l’anniversaire de vos vingt ans. D’après le présentiste, vous, les autres personnes et le monde, n’existez qu’en ce jour. Les choses et les habitants du monde n’existent ni dans le passé, ni dans le futur. Il ne s’agit pas simplement d’affirmer que les gens, les choses et les événements passés n’existent plus. Il s’agit d’affirmer qu’ils n’existent plus et donc qu’ils n’existent pas. De même, il ne s’agit pas d’affirmer que le monde de demain n’existe pas encore. La thèse, plus radicale, est que le monde de demain n’existe pas encore et donc, qu’il n’existe pas tout court. De même, l’anniversaire de vos dix neuf ans n’existe plus, et donc, selon le présentiste, cet anniversaire n’existe pas du tout : il n’a aucune réalité. Ainsi, pour reprendre la métaphore spatiale du train, la théorie du devenir, en affirmant que seul le présent existe, et que ce présent se déplace dans le temps, revient à concevoir un train qui roulerait sur des rails se matérialisant au fur et à mesure de son avancée sous ses roues, et se dématérialisant ensuite dans son sillage. En effet, les rails représentent ici les relations d’antériorité et de postériorité entre les événements. Or, celles-ci n’existent pas car il n’existe pas d’événements antérieurs ou postérieurs aux événements présents. D’après le présentiste, le temps ne s’écoule donc pas dans une dimension car la réalité est identique à ce présent.

La théorie de l’univers-bloc fait le choix inverse en acceptant la thèse éternaliste : le passé, le présent et le futur existent tout autant. Ce ne sont pas les rails qui sont irréels. C’est le train. La réalité temporelle n’est rien d’autre qu’une longue voie de chemin de fer sur laquelle ne passe aucun train. Elle n’est rien d’autre qu’une dimension dans laquelle rien ne se déplace. La thèse éternaliste n’affirme donc pas que le monde est éternel au sens où il n’aurait pas de fin (l’éternaliste ne dit rien sur ce point), ou au sens où il ne serait pas dans le temps, mais uniquement que l’ensemble de ce qui est localisé dans le temps (en étant passé, présent et futur) existe. L’éternaliste accepte que le passé n’existe plus, mais interprète cette phrase comme signifiant que ce passé existe en une autre localisation temporelle que le présent. De même, le futur n’existe pas encore car il existe en une autre localisation que le présent, postérieure à ce présent.

Si la théorie du devenir (qui combine présentisme et écoulement du temps) est vraie, comment comprendre alors notre identité et celle des objets qui nous entourent ? Cette théorie n’implique-t-elle pas que nous manquons d’épaisseur temporelle, faisant de nous des sortes de points sans histoire ? Et si, au contraire, la théorie de l’univers-bloc est vraie, comment comprendre que nous ne nous déplaçons pas dans le temps ? Chaque modèle implique une conception différente de la persistance à travers le temps.


4. La persistance à travers le temps

Votre vie est l’ensemble des moments que vous vivez entre deux événements : votre naissance et votre mort. Cette vie ne correspond pas à la même chose selon que l’on se place dans le cadre de la théorie du devenir ou dans celui de la théorie de l’univers-bloc. Dans le cadre de la théorie du devenir, aujourd’hui, jour de vos vingt ans, votre naissance et votre mort ne sont pas plus réelles qu’une licorne. Le chemin qui mène de votre naissance à votre mort n’a pas de réalité. Posez-vous la question suivante : qui suis-je ? Dans la théorie du devenir, vous êtes une personne ponctuelle, localisée en une seule et unique localisation temporelle. Vous êtes entièrement présent en ce jour de vos vingt ans. L’endurantisme est la thèse selon laquelle tout objet (ou toute personne) qui traverse le temps est entièrement localisée en chaque instant de sa trajectoire temporelle. L’endurantisme s’accorde très naturellement avec le présentisme : puisque la réalité est sans épaisseur temporelle, réduite au présent (présentisme), tout individu est entièrement localisé dans le présent (endurantisme). Pour reprendre la métaphore du train, si l’on combine la théorie du devenir et l’endurantisme, l’individu que vous êtes est entièrement localisé dans le wagon présent, puisque les rails n’apparaissent et ne disparaissent qu’au fur et à mesure que vous avancez le long de ces derniers.

Le théoricien de l’univers-bloc sera attiré par une autre option pour concevoir l’identité des objets et des individus à travers le temps : le perdurantisme. Selon cette thèse, les gens et les objets persistent dans le temps en possédant des parties temporelles. De la même manière que vous possédez une tête et des bras, c’est-à-dire des parties spatiales, vous possédez aussi des parties temporelles. De la même manière que le jour de vos vingt ans est une partie de votre vie, la personne que vous appréhendez comme étant vous-même en ce jour, n’est pas réellement vous. En fait, ce n’est même pas réellement une personne. Cette entité n’est qu’une partie de vous, une partie temporelle d’une personne. La véritable personne, le véritable vous, c’est l’ensemble des parties temporelles localisées entre l’instant de votre naissance et l’instant de votre mort. Ainsi, selon le perdurantiste, vous n’êtes pas plus une partie temporelle qu’une partie spatiale, vous n’êtes pas plus la partie temporelle qui fête son anniversaire que vous n’êtes l’un de vos doigts de pied. Cela ne signifie pas que le mouvement ou le changement n’existe pas, mais seulement que le mouvement et le changement sont à l’intérieur de l’univers : ce sont des descriptions des différences entre différentes parties temporelles du monde à différents instants. Par exemple, lorsqu’une rose se fane, la réalité ne change pas. En effet, le terme « réalité », dans cette phrase, désigne la réalité quadri-dimensionnelle, c’est-à-dire le monde entendu comme l’ensemble des trois dimensions spatiales, de la dimension temporelle, et du contenu de cet espace à quatre dimensions. Les différents états successifs de la rose sont alors envisagés comme des parties de notre monde à quatre dimensions. A la différence de l’univers-bloc, la rose change bel et bien car elle est constituée de deux parties temporelles successives qui sont différentes : une partie temporelle épanouie et une partie temporelle fanée.


5. Comment choisir entre ces théories ?

Ni les philosophes ni les physiciens ne sont parvenus à s’accorder sur l’une de ces deux grandes approches (théorie du devenir et théorie de l’univers-bloc), ou à s’accorder sur la bonne manière de les concilier. Les deux visions du monde s’écartent considérablement de la manière ordinaire que nous avons de concevoir le monde, le conte pour adulte mis à mal par McTaggart. En l’état, il existe plusieurs arguments en faveur et à l’encontre de chacune de ces théories, ainsi que des théories hybrides qui mêlent des aspects de la théorie du devenir à des aspects de la théorie de l’univers-bloc. Citons ici un argument en faveur de chacune de ces deux théories.

La physique présente un argument important en faveur de la théorie de l’univers-bloc. La physique contemporaine est constituée de plusieurs théories empiriquement confirmées. La théorie physique la plus intéressante à l’égard du temps est peut-être la théorie de la relativité restreinte. Cette dernière se déploie à partir de deux postulats : 1) les lois de la nature sont les mêmes d’un référentiel (un point de référence associé à un système de coordonnées) à un autre, 2) la vitesse de la lumière dans le vide est constante. Lorsqu’on couple ces deux postulats, on aboutit au cadre théorique de la relativité restreinte. Sans entrer dans les détails, ce cadre implique que la durée enregistrée entre deux événements n’est pas la même d’un référentiel à un autre. Par exemple, aussi bizarre que cela puisse paraître, la durée de votre vie n’est pas la même suivant le point de vue adopté. Quelqu’un qui se déplacerait à grande vitesse dans l’espace mesurera une durée de votre vie différente de celle que vous mesurerez vous-même. Ces phénomènes de dilatation temporelle sont ainsi observables pour toute personne s’étant éloigné de la propre vitesse de la Terre dans le milieu interstellaire. Les astronautes sont les êtes humains à avoir subi la plus grande dilatation temporelle par rapport à notre référentiel terrestre (même si celle-ci est tellement infime qu’elle n’a pas de conséquences pratiques). Dans ce cadre, ainsi que l’a montré le philosophe étasunien Hilary Putnam, il n’existe pas de présent absolu. La notion même de présent est relative à l’observateur. Ceci implique ou bien que ce qui existe est relatif à l’observateur, ou bien, plus vraisemblablement, soutient le théoricien de l’univers-bloc, que nous vivons dans un espace-temps à quatre dimensions. Notre distinction entre passé, présent et futur n’est alors qu’une projection locale de l’esprit dépendant de notre point de vue particulier au sein de la dimension temporelle.

A l’opposé, il existe des arguments phénoménologiques, plus immédiats, qui dérivent des connaissances sur le monde à partir du contenu de nos expériences. Ces arguments sont de la forme : nous faisons l’expérience d’un passage du temps, donc le passage du temps est réel. Nous faisons l’expérience du présent, donc le présent est réel. Plus généralement, le défenseur de ce type d’arguments insiste sur le fait que quelque chose est irrémédiablement perdu si l’on réduit l’écoulement du temps à une simple différence de propriétés entre différents instants, le caractère proprement dynamique du temps dont nous faisons quotidiennement l’expérience. Ici, comme en d’autres débats philosophiques, les deux grandes voies ouvertes pour comprendre le temps dépendent ainsi de deux postures à l’égard de la connaissance : devrions-nous faire confiance à nos perceptions et à nos intuitions, ou devrions-nous, au contraire, privilégier les sciences et le raisonnement ?


6. Voyager dans le temps

Qui n’a pas rêvé de voyager dans le passé ou dans le futur ? Depuis l’ouvrage classique de Wells, La machine à voyager dans le temps, les récits de ces voyages sont légion, non seulement sous la forme de romans, mais aussi sous la forme de films tels que Retour vers le futur de Zemeckis (1985), L’armée des douze singes de Terry Gilliam (1995), adaptation de La jetée de Chris Marker (1962), Looper de Rian Johnson (2012), ou Predestination de Michael Spierig et Peter Spierig (2014), de séries télévisées (Doctor Who (1963-)) ou encore de bandes dessinées (Universal War One de Denis Bajram (1998-2006)). La culture populaire s’emploie ainsi à montrer à quoi ressembleraient des voyages dans le temps. On peut envisager ces derniers sous des formes très différentes : sur le modèle de la téléportation (on disparaît à un instant pour réapparaître à un autre instant passé ou futur), du déplacement continu à rebours (on remonterait le temps progressivement) ou du déplacement dans des boucles temporelles (on suivrait le cours du temps « en avant » en forçant celui-ci à se tordre, pour en faire une boucle nous amenant dans le passé). Les voyages dans le temps sont-ils possibles, sous une forme ou une autre ? Cette question suppose de comprendre ce qu’est le temps, mais aussi, de manière plus discrète, de se demander ce qu’est une possibilité. Par exemple, vous pouvez vous rendre à New-York en moins de 24 heures. Il vous suffit pour cela de réserver votre ticket et d’embarquer sur le premier vol accessible. Vous avez la possibilité pratique de vous rendre à New-York. Mais pouvez-vous faire le trajet Paris-New York en moins d’une heure ? Il est clair qu’il n’existe aucun véhicule qui permette de voyager aussi rapidement. Un tel voyage est donc une impossibilité pratique. Cependant, notez bien qu’il ne s’agit pas d’une impossibilité logique. On pourrait tout à fait envisager, dans un avenir plus ou moins proche, que des modes de transport très rapides soient mis en place, offrant la possibilité pratique de voyager suffisamment rapidement. Cependant, d’après la théorie de la relativité restreinte, la vitesse de la lumière est une barrière théorique infranchissable d’environ 300 000 kilomètres par seconde, montrant qu’il existe également des impossibilités physiques.

Munis de cette distinction entre ces types de possibilités, posons à nouveau frais la question de la possibilité des voyages dans le temps. Pouvons-nous, en pratique, voyager dans le temps ? A l’heure actuelle, la réponse est clairement non. Il n’existe aucune ébauche de mécanisme qui permette d’envisager cela. Cependant, comme le montre l’exemple du transport aérien, ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas voyager dans le temps maintenant, que ceci ne deviendra pas possible à l’avenir. Nous en arrivons ainsi à nous interroger sur la possibilité logique des voyages dans le temps. La nature même du temps permet-elle ces voyages ? Le « profil » du temps permet-il d’altérer son cours naturel, de nous faire sauter d’une localisation temporelle à une autre, de tordre localement la forme du temps, ou de remonter le temps ? Cette question revient, en grande partie, à s’interroger sur les similitudes entre le temps et l’espace : le temps est-il une dimension dont toutes les parties existent, comme autant de destinations possibles ? Au contraire, le temps se réduit-il à un présent dont nous sommes prisonniers ? L’approche présentiste, en affirmant que seul le présent existe rend très difficile de comprendre comment nous pourrions nous rendre en des endroits qui n’existent pas. L’approche éternaliste, au contraire, en affirmant que la distinction même entre un passé, un présent et un futur est construite par l’homme, n’a pas d’objection de principe à reconnaître qu’il serait possible, au moins en théorie, si nous arrivions à nous affranchir de notre localisation, de nous rendre en d’autres temps comme nous nous rendons en d’autres lieux. Mais encore faudrait-il que les lois de la physique permettent de tels voyages. Or, la possibilité physique des voyages dans le temps est loin de faire consensus chez les physiciens. Ainsi, à l’heure actuelle, nous ne savons pas si les voyages dans le temps sont une possibilité physique. Néanmoins, ces voyages sont une possibilité logique si nous vivons dans un univers-bloc, et une impossibilité logique si la théorie du devenir décrit adéquatement l’univers. Cela dit, même en acceptant la thèse éternaliste, il reste à résoudre un certain nombre de problèmes philosophiques posés par les voyages dans le temps : que se passe-t-il lorsqu’un voyageur temporel rencontre son alter ego passé ? Le voyageur peut-il changer son passé sans changer par ricochet son présent (par exemple en tuant son grand-père avant que ne naisse son père) ? Le voyageur peut-il donner lieu à des situations troublantes de boucles de causalité, par exemple en s’enfantant lui-même[1] ?


Bibliographie

Pour une présentation plus complète, voir l’entrée académique de l’Encyclopédie sur le temps [LIEN vers entrée complète], ainsi que la partie de l’entrée sur l’identité consacrée à l’identité à travers le temps [LIEN vers section de l’entrée].

L’article dans lequel McTaggart expose son argument pour la première fois a été traduit en français et discuté dans Bourgeois-Gironde, Sacha, et John McTaggart. 2000. McTaggart : Temps, éternité, immortalité. Paris: Editions de l’Eclat.

Sur les voyages dans le temps, le lecteur peut lire en français : Benovsky Jiri (éd.), Le puzzle philosophique, Paris, Ithaque, 2010.

Pour une vulgarisation plus générale des connaissances physiques sur le temps, voir les deux ouvrages d’Etienne Klein :

Klein Etienne, Les tactiques de Chronos, Paris, Flammarion, 2009.

Klein Etienne, Le facteur temps ne sonne jamais deux fois, Paris, Flammarion, 2009.

Note : un projet de traduction de nombreux textes contemporains de philosophie du temps est en cours, ces derniers seront ajoutés lors de leur parution à cette bibliographie.

[1] Pour leurs commentaires et leurs remarques sur une version antérieure de cet essai, mes remerciements vont à Jiri Benovsky, Annabel Colas, Alexandre Declos, Jean-Baptiste Guillon, Patrik Engisch, Victor Lefèvre, Alejandro Perez, Magali Roques, Marcello Ruta, Quentin Ruyant ainsi que deux évaluateurs anonymes.

 

Baptiste Le Bihan
baptiste.le.bihan@hotmail.fr
Université de Genève