La philosophie de A à Z

Ajuster la durée de la voyelle dans « ce film est looong » permet d’ajuster le degré de longueur communiqué : une propriété gradable du signal (la longueur de la voyelle) est exploitée pour refléter une idée de degré (à quel point le film est long). On pourrait s’attendre à ce qu’on recoure à un tel procédé chaque fois qu’on communique une idée de degrés. Pourtant, la plupart des phrases qu’on réalise ne modulent pas le signal. Dire « le nombre auquel je pense est grand » de la même façon que « le nombre auquel je pense est pair » est tout à fait naturel, bien que la forme de cette phrase ne permette aucunement d’estimer un degré de grandeur. Comme si l’idée de grandeur était aussi bien capturée que l’idée de parité dans une forme catégorique, non graduée.

Cet article explore la façon dont le langage s’accommode de formes catégoriques pour communiquer des notions de degré, offrant ainsi une fenêtre sur l’opposition binaire/graduel dans le monde dont on parle et dans les représentations que l’on s’en fait.

1. Expressions gradables vs non-gradables

En dépit d’un recours commun à des formes catégoriques pour véhiculer des notions gradables (« grand ») aussi bien que des notions non-gradables (« pair »), le langage intègre cette distinction à d’autres niveaux. Des adverbes comme « plus » ou « très » semblent en effet ne pouvoir se combiner qu’avec un sous-ensemble d’adjectifs : s’il est très naturel d’utiliser « plus » avec « grand » (comme par exemple dans « le premier nombre est plus grand que le second ») il l’est beaucoup moins d’utiliser « plus » avec « pair » (comme par exemple dans « le premier nombre est plus pair que le second »). De telles observations sur nos usages ont mené des linguistes à conclure que, malgré l’apparente uniformité discutée plus haut, il faut distinguer entre des expressions intrinsèquement gradables et des expressions intrinsèquement non-gradables. Bien que « grand », « humide » ou « propre » soient des adjectifs au même titre que « pair », « enceinte » ou « gratuit », seuls les premiers seraient des adjectifs gradables, de telle sorte que la combinaison avec « plus » ou « très » ne mènerait à un sens cohérent qu’avec la première catégorie d’adjectifs. Au-delà de leur catégorie syntaxique commune, les adjectifs gradables et non-gradables possèderaient donc des significations de natures différentes.

À ce stade de la réflexion, il est important de distinguer la notion de signification de celle d’usage. Bien que la signification de « enceinte » soit posée comme non-gradable (la fécondation a eu lieu ou n’a pas eu lieu), il existe des usages comme « plus enceinte que ». Il faut supposer qu’il y a là coercion du sens, c’est-à-dire qu’on prête exceptionnellement à « enceinte » un sens autre que son sens littéral de telle sorte que le mot désigne, par exemple, le degré apparent de grossesse du ventre. Nous reviendrons sur ce point dans le dernier paragraphe de l’article.

2. Des échelles

Une façon de formaliser cette opposition entre significations de nature gradable et significations de nature non-gradable consiste à poser l’existence d’échelles. En ce qui concerne l’adjectif gradable « grand », on conçoit intuitivement ce qu’est une échelle de grandeur. Mettons que « plus » serve à exprimer une relation générale de supériorité d’un degré par rapport à un autre sur une échelle. À partir de là, dire qu’un nombre est plus grand qu’un autre, c’est dire que son degré sur l’échelle de grandeur (sa cardinalité) est supérieur au degré de l’autre. Symétriquement, dire qu’un nombre est plus petit, c’est dire que son degré sur l’échelle de petitesse est supérieur au degré de l’autre (c’est-à-dire que sa cardinalité est inférieure). Par contraste, il est moins aisé de concevoir une échelle de parité. Partant, puisqu’il n’y a pas de sens à parler de « degré de parité », il n’y a pas de sens à dire qu’un nombre est « plus pair » qu’un autre. Supposer que certaines expressions seulement ont une signification formalisable en termes d’échelles permet ainsi de rendre compte de l’usage quasi-exclusif de « plus » ou « très » avec ces expressions : l’adjectif gradable vient déterminer l’échelle sur laquelle les degrés sont mesurés par l’adverbe.

Mais ce qui permet peut-être le mieux d’éclairer les affinités d’usage entre adverbes et adjectifs gradables, c’est dans les différentes structures qu’on prête aux échelles. Il a été remarqué que des adverbes comme « absolument » ou « légèrement » s’utilisent typiquement avec certains adjectifs gradables, au détriment d’autres adjectifs gradables. « Absolument sec » ou « absolument propre » sont des constructions plus naturelles que « absolument grand ». En supposant que les échelles de « sec » et de « propre » soient bornées par un degré maximal (représentant respectivement la sécheresse intégrale et la propreté immaculée), on peut voir la signification de « absolument » comme visant ce degré maximal. Il ne semble en revanche pas y avoir de degré maximal pour « grand » (on peut théoriquement toujours trouver « plus grand ») et il n’y a donc pas de sens à utiliser « absolument grand ». Et s’il y a des échelles bornées par un degré maximal, il doit y avoir des échelles bornées par un degré minimal. Les linguistes ont justement proposé de formaliser « humide » et « sale » (les antonymes de « sec » et « propre ») avec de telles échelles. Cela rend harmonieusement compte du fait que « légèrement humide » et « légèrement sale » nient simplement qu’on soit aux degrés zéro sur leur échelle (degrés représentant respectivement l’absence totale d’humidité et l’absence totale de saleté) tandis que « légèrement petit » communique un degré de petitesse jugé comme un peu excessif plutôt que la négation d’un degré zéro de petitesse, qui n’existe pas (on peut théoriquement toujours trouver « moins petit »).

Enfin, comme c’est apparu clairement dans le paragraphe précédent, la notion d’échelle permet aussi de formaliser les paires d’antonymes gradables (« grand/petit », « sec/humide », « propre/sale ») en leur attribuant une orientation opposée sur une échelle commune. Ainsi, la borne maximale de l’échelle de sécheresse correspond à la borne minimale de l’échelle d’humidité, et la borne maximale de l’échelle de propreté correspond à la borne minimale de l’échelle de saleté. Par la même logique, plus le degré de grandeur est élevé, plus le degré de petitesse est faible : on peut théoriquement toujours trouver « plus grand » dans la même mesure qu’on peut théoriquement toujours trouver « moins petit ».

3. Le vague

Alignez une série de bouteilles dont chacune peut contenir 1cl de moins que la précédente. Supposons que la première bouteille est un sublime de 150 l : il est clair que ce n’est pas une petite bouteille. Il est clair aussi que si cette première bouteille n’est pas petite, la deuxième, bien que plus petite, n’en est pas petite pour autant, car elle contient seulement 1 cl de moins que la bouteille qui la précède (la première) qui elle n’est pas petite. Plus généralement, une bouteille contenant 1 cl de moins qu’une bouteille qui n’est pas petite ne peut pas être une petite bouteille. En appliquant ce raisonnement et en comparant les bouteilles deux à deux à chaque étape de la série, on en viendra inéluctablement à conclure que la dernière bouteille n’est pas petite elle non plus, quelle que soit sa contenance, et ce même s’il s’agit d’une mignonnette (2 cl), car elle se trouve à la fin d’une série de bouteilles variant de 1 cl seulement dont la première n’est pas petite. C’est un paradoxe car chaque élément de l’argumentaire nous paraît raisonnable, mais la conclusion nous paraît pourtant absurde. Ce paradoxe (appelé paradoxe sorite, ou paradoxe du tas) illustre spectaculairement un phénomène intimement lié à la gradabilité : le vague.

Maintenant, transposons légèrement l’exemple : supposons que chaque bouteille diffère de celle qui la précède en cela qu’elle est 1 % moins remplie. Mettons que la première bouteille soit remplie à 100 % : elle n’est certainement pas vide. Une différence de remplissage de 1 % est négligeable, on pourrait donc vouloir déduire que la seconde, puis la troisième, puis la quatrième, … bouteilles, bien que plus vides que la première, ne sont pas vides pour autant. Comme pour « petit(e) », ce raisonnement nous mènerait à conclure que la dernière bouteille, remplie à 0 %, n’est pas vide. Le paradoxe semble pourtant inactif dans le cas de « vide », car on identifiera rapidement une faille dans le raisonnement. Une différence de remplissage de 1 % est en fait suffisante pour passer de « non-vide » à « vide » : c’est le saut qualitatif que l’on observe lorsqu’on passe de 1 % (bouteille non vide) à 0 % (bouteille vide). Il semble malheureusement impossible d’évoquer un tel seuil décisif pour les « petites bouteilles » : à partir d’une capacité de combien de centilitres précisément une bouteille devient-elle d’être petite ? On dit que l’expression « petit(e) » est sensible au vague d’une façon que l’expression « vide » ne l’est pas. Et c’est là que la notion d’échelles apporte son éclairage : l’expression « petit(e) » est associée à une échelle sans borne, tandis que l’expression « vide » est associée à une échelle présentant une borne maximale (le vide absolu). De ce fait, contrairement à l’échelle de « vide », il n’y a aucun degré identifiable sur l’échelle de « petit(e) » pour désamorcer le paradoxe.

4. Des usages uniformes

On a dit que « pair » n’était pas un adjectif gradable. Sa signification pourrait se formuler comme « est divisible par deux ». La signification qui en découle pour l’énoncé « ce nombre est pair » est alors bien définie : elle attribue la propriété d’être divisible par deux au nombre en question. L’énoncé est vrai si le nombre possède cette propriété, faux sinon. Mais quelle propriété est attribuée par « grand » dans l’énoncé « ce nombre est grand » ? En tant qu’adjectif gradable, la signification de « grand » se formalise en termes d’échelle et de degrés. Comment passer d’une signification en termes de degrés sur une échelle à une signification en termes de propriété qui rende l’énoncé vrai si elle possédée, faux sinon ?

La solution généralement proposée consiste à dire que la propriété en question est celle d’avoir atteint ou dépassé un degré pertinent sur l’échelle de grandeur. Une objection cependant vient de suite à l’esprit : quel est ce degré « pertinent » qui, une fois atteint ou dépassé, rend l’énoncé vrai ? Il semble impossible à définir. Cette objection toutefois n’est peut-être pas recevable : la signification de la phrase « ce nombre est grand » s’entoure de fait d’un certain caractère vague, comme on l’a vu pour « petit(e) » dans la section précédente. Et ce vague est pour ainsi nécessaire dans la mesure où l’échelle de grandeur, par son absence de borne, ne fournit d’elle-même aucun degré « pertinent ». Au contraire, l’échelle de « vide » possède une borne maximale qui peut servir de degré pertinent : « ce contenant est vide » peut donc communiquer avec précision qu’il est physiquement impossible d’en retirer le moindre contenu – la borne est atteinte. Enfin, rien dans cette analyse ne force à une précision rigoureuse : bien qu’on trouve dans la signification de « vide » tous les ingrédients nécessaires à un tel niveau de précision, l’usage peut s’en affranchir et considérer comme pertinent un degré légèrement éloigné de la borne. La phrase communiquera alors que le degré d’évidement du contenant est suffisamment proche de la borne pour que ce dernier soit considéré comme « vide ».

De cette façon, la notion d’échelle répond à cette question philosophique ancienne : comment certains mots peuvent-ils revêtir à la fois des usages affirmatifs, apparemment de l’ordre du binaire (« grand » vs « pas grand ») et des usages gradables, apparemment de l’ordre du graduel (« plus ou moins grand ») ? La réponse proposée ici est la suivante : l’usage affirmatif de ces expressions dérive en fait d’une signification sous-jacente gradable et n’a, dans le cas des expressions associées à des échelles sans borne, de binaire que l’apparence – qui s’effrite à l’aune du vague.

La grande force de la notion d’échelle est donc de pouvoir prédire, pour chaque expression et avec une exactitude appréciable, qu’il existe un lien entre i. son affinité avec « plus » et « très », c’est-à-dire sa gradabilité (l’expression est-elle associée à une échelle ?) ; ii. son affinité avec « absolument » ou « légèrement », c’est-à-dire sa sous-catégorie de gradabilité (l’échelle est-elle bornée, et si oui comment ?) ; iii. son possible antonyme (de quel côté de l’échelle l’expression est-elle orientée ?) et iv. sa sensibilité au vague (existe-t-il une borne privilégiée sur l’échelle ?). Cela confère donc un statut primordial à la notion d’échelle dans l’étude de la gradabilité.

5. Des limites de la notion d’échelle

La notion d’échelle ne résout pour autant pas toutes les questions autour de la gradabilité. Tout d’abord, supposer que les expressions sont lexicalement associées à des échelles d’un type ou d’un autre dessine des catégories nettes et homogènes non seulement au sein des expressions gradables mais aussi entre expression gradables et non-gradables. Nous avons associé des adjectifs à des échelles à partir d’observations sur l’usage, mais l’usage échappe en fait à un hermétisme fort. La combinaison d’un adjectif avec un adverbe donné est ressentie comme plus ou moins naturelle, alors que les natures des significations qu’on a posées sont catégoriques. Nos usages ont donc eux-mêmes un caractère gradable, suggérant par là même que la gradabilité d’une expression est à son tour gradable. Des expressions qui sous un angle apparaissent comme fondamentalement non-gradables légitiment de fait des usages gradables parfaitement naturels. On en a vu un exemple avec « enceinte », et on en a donné une analyse en termes de coercion d’un sens littéral non-gradable (on est enceinte ou on ne l’est pas) vers un usage gradable (« tu es plus enceinte que moi »). Pourtant, on pourrait supposer pour cet adjectif un sens littéral gradable permettant des usages d’apparence non-gradable, un peu comme on l’a vu pour « humide ». Tout comme être humide ou ne pas l’être consiste à avoir ou non un degré non-nul sur l’échelle d’humidité, être enceinte ou on pas l’être consisterait à avoir ou non un degré non-nul sur l’échelle de grossesse. « Enceinte » serait alors analysé, tel « humide », comme un adjectif gradable avec échelle bornée par un degré minimal. Resterait à déterminer l’échelle de grossesse : temps écoulé depuis la fécondation, grosseur du ventre, … ?

Et précisément, le présent exposé s’est concentré sur des adjectifs exprimant des échelles aisément et uniquement identifiables (l’échelle des grandeurs par exemple). Mais quels critères doit-on retenir pour évaluer si une personne est « plus saine » qu’une autre ? Autrement dit, à quoi devrait ressembler l’échelle de sanité ? S’il est difficile de définir a priori une échelle pour une expressions gradable donnée, il devient difficile de prédire sa sous-catégorie de gradabilité, ses possibles antonymes et sa sensibilité au vague. Ces discussions font, au moment de la rédaction de cet article, l’objet de discussions théoriques. De façon plus générale, rien dans la notion d’échelle en soi ne permet de prédire qu’une expression donnée devrait être associée à type d’échelle plutôt qu’un autre : pourquoi l’échelle grand-petit ne présente-t-elle pas de borne (ce qu’on a supposé puisque « absolument grand/petit » nous frappe comme non naturel) alors qu’il est pourtant concevable – et courant – de placer un 0 sur l’échelle des grandeurs (l’objet perdant alors une dimension) ?

6. Gradabilité, métaphysique et psychologie

Cet article a donné un aperçu des moyens que la langue déploie pour communiquer à propos du gradable à partir de signaux essentiellement formés catégoriquement. Les remarques qui concluent la section précédente représentent l’aboutissement de nos réflexions, et un point de départ possible pour des questionnements qui dépassent le cadre que nous nous sommes fixés. Dans l’optique de poursuivre ces réflexions et en guise d’ouverture, nous proposons quelques pistes pour interroger la source du phénomène de gradabilité, sous forme d’alternative à trois branches.

1. Des critères métaphysiques entrent-ils en jeu, dans la mesure où les choses mêmes auxquelles réfèrent les expressions auraient, dans le monde, un caractère gradable ou non-gradable ? L’impossibilité d’observer, dans le monde réel, un objet gagnant ou perdant une dimension spatiale pourrait par exemple expliquer l’absence de borne sur l’échelle grand-petit.

2. Des critères psychologiques entrent-ils en jeu, dans la mesure où les concepts mêmes que nous exprimerions par chaque expression auraient une nature gradable ou non-gradable ? L’adjectif gradable « cher » s’opposerait au non-gradable « payant » sur les concepts qu’ils communiquent : « cher » désignerait par exemple des prix, concept fondamentalement gradable, tandis que « payant » désignerait le mode d’acquisition, concept fondamentalement non-gradable.

3. Faut-il tuer dans l’oeuf le projet de prédire le caractère gradable d’une expression par des considérations métaphysiques ou psychologiques, pour y voir un phénomène éminemment linguistique ? La langue française contraste le non-gradable « payant » et le gradable « cher » tandis que l’anglais ne dispose là que des expressions gradables « pricey » ou « expensive ». Par jeu de symétrie, l’anglais contraste le non-gradable « free » au gradable « cheap » là où le français ne dispose que du non-gradable « gratuit ». De telles observations suggèrent une certaine contingence dans la détermination du caractère gradable ou non-gradable d’une expression donnée.

Bibliographie

Les lecteurs et lectrices qui désirent consulter les premiers travaux publiés sur la gradabilité sont invités à lire l’article de Edward Sapir, « Grading: A study in semantics » publié dans le onzième numéro de Philosophy of Science en 1944.

L’article « The semantics of Degree » de M.J. Cresswell, publié en 1977 dans le volume édité par Barbara Partee Montague Grammar (New York : Academic Press) pose les bases formelles pour la notion d’échelle telle qu’on la retrouve proposée plus tard chez Christopher Kennedy et Louise McNally dans leur article « Scale Structure, Degree Modification, and the Semantics of Gradable Predicates » publié par la Linguistic Society of America en 2005 dans le volume 81, numéro 2 de la revue Language.

Ewan Klein dans son article « A semantics for positive and comparative adjectives » du volume 4, numéro 1 de la revue Linguistics and Philosophy propose en 1980 une analyse concurrente pour les expressions gradables, dans le cadre de laquelle la notion d’échelle n’acquiert plus qu’un statut secondaire, et est alors dérivable à partir d’autres propriétés du sens de ces expressions, comme on peut le retrouver chez Heather Burnett avec son article « A Delineation Solution to the Puzzles of Absolute Adjectives. » publié en 2014 dans la revue Linguistics & Philosophy, volume 37, numéro 1.

Enfin la section finale du chapitre « Vagueness », par Hans Kamp et Galit Sassoon, du livre The Cambridge Handbook of Formal Semantics publié en 2016 présente une revue précieuse des différentes approches de la gradabilité en relation au phénomène du vague.

Il existe malheureusement peu de références francophones sur le thème à notre connaissance. Comme son nom l’indique, l’ouvrage de Paul Égré « Qu’est-ce que le vague ? » à paraître aux éditions Vrin aborde toutefois frontalement le thème du vague et aborde ainsi nécessairement des questions centrales dans la thématique plus générale de la gradabilité.

Jérémy Zehr
University of Pennsylvania
jeremy.e.zehr@gmail.com